Comprendre Cardano (ADA), la crypto qui veut détrôner Ethereum!

CARDANO (ADA) c'est quoi

Même si Cardano fait clairement partie aujourd’hui et de plus en plus du paysage crypto, voire aussi connu que Bitcoin et Ethereum, il faut savoir que cette crypto à connu un succès tardif. 

On peut même rappeler qu’il y a environ un an en arrière, la crypto ADA valait pas moins de 0,02 dollars américain. Moins cher que le dogecoin…Même si le prix d’une crypto n’a pas forcément de lien avec sa valeur comme vous le savez…(Nous reviendrons sur ce point, sur un prochain article).

Depuis son plus bas historique, ADA a connu une hausse franchement étonnante de plus de 7000%. Oui, vous avez bien lu. C’est énorme même si dans le monde très volatile des cryptos, cela serait presque banal. Néanmoins, ce n’est pas anodin. 

En terme de capitalisation boursière ( là, il s’agit d’un critère de taille), Cardano à longtemps flirté avec la 3ème place, derrière bitcoin et ethereum. Et, même, si aujourd’hui, elle est à la 5ème place, cela reste très impressionnant, qu’on se le dise. 

1/ Contexte et création de Cardano : Pourquoi avoir voulu créer un tel projet?

Très simplement dit, Cardano est une blockchain open source qui permet d’exécuter des smart contracts et l’intégration de protocoles décentralisés. La blockchain Cardano a été conçu à partir de zéro ( c’est-à-dire sans copier une autre blokchain comme c’est souvent le cas). 

L’équipe est dirigée par Charles Hoskinson, qui est rappelons-le, encore une fois, est le co-fondateur d’Ethereum).

On peut se demander à ce stade, pourquoi avoir créer Cardano alors qu’il y avait Ethereum. Non? C’est pas la question que vous vous posez? Pas grave, on y répond quand même.

Pour Hoskinson, les blockchain Bitcoin et Ethereum ont de grosses lacunes. Ça, c’est pas nouveau. 

Comme vous le savez, Bitcoin à une conception très simple et c’est pour cela que cela reste une blockchain très sécurisé. Seulement, elle reste très peu souple, pas modifiable et peu flexible comme vous le savez. On peut pas faire grand chose en dehors des paiement. C’est pourquoi on dit que c’est une blockchain de première génération, hein, contrairement à Ethereum, qui est elle, est considérée comme une blockchain de seconde génération de par le fait qu’on puisse faire « beaucoup » de choses avec. 

Bien qu’on puisse échanger des biens, exécuter des contrats etc, la blockchain Ethereum à de gros problème comme celui de l’évolutivité/scalabilité et le problème des frais de gaz parfois ahurissants.

Bref, ça c’ était la deuxième génération, c’est Ethereum qui font alors appel à des couches supplémentaires pour résoudre le problème inhérents liés à l’évolutivité. 

Dites-vous que Cardano, dès le départ, s’est placé comme une blockchain de 3ème génération. D’ailleurs, parmi ce type de blockchain, on retrouve par exemple Cosmos et Polkadot. 

Pour vous le dire rapidement, dites-vous que les blockchains de 3ème générations, veulent résoudre les problèmes d’évolutivité d’une part mais aussi tous les autres problèmes qui en découlent comme la compatibilité/ interopérabilité et la durablité qui frappent les blockchains précédentes.

2/ Création de Cardano : L’équipe derrière le projet

On dit que Charles Hoskinson à créer Cardano, en 2014, après avoir quitté Ethereum en raison d’opinions divergentes, et selon les rumeurs c’était lié à la gouvernance et au rôle de capital risque (et non sur l’aspect technique de la chose). Il aurait alors décider de créer Cardano avec un ancien collègue qui travaillait aussi sur Ethereum, Jerry Wood. 

La conception de Cardano a été extrêmement réfléchie. Là, on à affaire à un projet qui à demandé énormément de travaux universitaires effectués par des dizaines et d’experts dans différents domaines, allant de l’ingénierie informatique à la mathématique en passant à la science cryptographique.  Le projet a été validé par des doctorants du monde entier avant d’être validé et officiellement lancé en 2017.

D’ailleurs, jusqu’à maintenant, la société est régie par une fondation qui finance la recherche également. 

Alors, concernant le nom Cardano, ça peut surprendre au départ, car en général, le sigle de la crypto, c’est souvent les trois premières lettres ou les lettres fortes du mot, comme BTC pour bitcoin ou ETH pour Ethereum. Là, pour Cardano, la crypto s’appelle ADA et l’histoire derrière ce nom est plutôt sympathique.

En fait, c’est en hommage à la mathématicienne du 19è siècle, la célèbre Ada Lovelace que la crypto native de Cardano s’appelle tout simplement ADA.

Je vous rappelle, rapidement que Ada Lovelace, est l’une des premières programmeuse informatique au monde. Elle a même été la première à penser l’idée d’un algorithme machine semble à un ordinateur.  Bref, elle a joué un rôle hyper important dans l’histoire de l’ordinateur et d’internet. 

Pour le nom Cardano, sachez que là encore, c’est une référence à un polymathe (Généralement pour désigner une personne  à la Renaissance qui à plusieurs savoirs)  italien Gerolamo Cardano.

La mission de Cardano a toujours été très distincte des autres. D’ailleurs, Cardano n’a pas publié un livre blanc classique. Faut savoir que le livre blanc, c’est le dossier ultime qui présente le projet dans tout ces aspects ( on y présente la mission, l’équipe, l’histoire, la technologie utilisée, les algorithme mathématique). Bref, un livre blanc, c’est l’ADN expliqué d’un projet et Cardano à plutôt préféré annoncer des principes de sa conceptions et les pratiques d’ingénierie.

Ce qu’il faut comprendre par là, c’est que Cardano à voulu d’emblée créer avec ce white paper une sorte de librairie ouverte, de thèse de recherche en quelques sortes. C’est très particulier comme démarche, il faut le savoir. Ils sont vraiment motivé par le fait de faire avancer scientifiquement la technologie de la blockchain.  D’où le fait que le projet soit open source et non breveté. C’est bien ça qui les motive, avant les profits, à ce qu’on peut en déduire. 

Les sociétés gérantes de Cardano : 

La société IOHK ( Input Output Hong Kong) est la société mère de Cardano; C’est une société à but lucratif qui gère donc Cardano. IOHK collabore également avec la société Emurgo qui vise à promouvoir une meilleure inclusion financière dans le monde, notamment auprès des non-bancarisés en Afrique et dans le monde. Emurgo est également un investisseur fondateur de Cardano. 

Au-delà de la société IOHK, il faut savoir- comme beaucoup de projet crypto- qu’il existe également une fondation, à but non lucratif donc, dédié à la recherche principalement. La fondation Cardano est basée en Suisse et veut promouvoir la technologie Cardano à travers différents angles, comme la législation, etc. 

2/ Quelle est l’architecture blockchain de Cardano ? Découvrez sa valeur ajoutée

 La particularité de Cardano est d’être construire sur deux couches (layer) qui ont des fonctions bien précises:

Par exemple, Ethereum à une architecture sur une couche unique ( d’où les congestion de réseaux, la lenteur des transactions et les gaz élevés). Elle fait aussi appel à des Layers 2 extérieure pour palier à ces failles. 

En revanche, Cardano tente directement de les résoudre par le biais de ces deux Layers que sont le CSL et du CCL. 

Ainsi, pour résumé, dites-vous que la couche CSL est l’espace tù toutes les transactions cryptographiques sont traitées tandis que la deuxième couche, la CCL permet quand à elle de déployer des contrats intelligents et des applications décentralisées.

La couche CCL est alors exploitée séparément de la couche CSL. C’est ce qui rend Cardano aussi flexible. De même, son protocole hors chaine permet une souplesse dans le stockage des données par exemple qui rend fluide et pratique la création de règles personnalisés lors des validations des différentes transactions. 

Comprendre les concepts fort de Cardano

Ce qui est très intéressant chez Cardano, c’est que dès le départ, ils ont pensé  à utiliser la proof-of-stake, avant même Ethereum donc. 

C’est alors formidable dans l’idée surtout que les proof of work sont vivement critiqués pour leur côté énergivore…qui fait vraiment de la publicité négative sur les cryptomonnaies. 

La preuve d’enjeu ( Proof-of-Stake) et Ouroboros 

Pour bien comprendre Cardano en profondeur, il faut aussi comprendre Ouroboros, son algorithme de consensus.  By the way, Ouroboros désigne un dessin ou un objet qui représente un serpent ou un dragon qui se mord la queue. Bref, sur Cardano, celui-ci fonctionne sur le modèle de la Proof of stake avec torsion. Le POS permet permet aux noeuds qui ont les plus grands nombre de tokens de créer des blocs de transaction.  

L’algorithme Ouroboros va fonctionner sur Cardano de façon singulière. Signalons à ce propos que Ouroboros est désigné comme étant le mécanisme de consensus le moins énergivore possible. 

Passons à la partie technique.

Avec Ouroboros, Cardano va diviser le temps physique en périodes fixes. Lorsqu’une période s’achève, un autre va commencer. C’est comme cela que la congestion du réseau est contenu. On ne fait rien en même temps. 

Les périodes sont aussi divisées, et chaque période va avoir un leader qui va s’occuper de gestion par rapport à d’autres noeuds. Ces leaders de slot vont alors créer et confirmer les blocs de transactions à enregistrer dans la blockchain. Si le leader de slot ne peut alors créer un bloc dans une période, alors le leader du slot suivant prendra le relai.  Les leaders de slot sont en réalité choisis au hasard et pour créer et confirmer des blocs de transactions dans le réseau.

Ça, c’était la première « équipe » du protocole Ouroboros. Il faut savoir que les blocs de transactions soumis par les leader des périodes sont ensuite vérifiés et examinés par ceux qui gèrent les entrées. Ces derniers constituent le deuxième groupe d’équipes exécutant le protocole Ouroboros. Rappelons que les endosseurs d’entrée sont élus en fonction du nombre de jeton ADA qu’ils ont mis en staking sur le réseau. 

3/ Le renouveau de Cardano avec la mise à jour “Mary Shelley” pour une blockchain multi-token ( l’ère de la décentralisation est là)

Comme vous le savez, les hard forks représentent des grands changements sur le code source d’un protocole blockchain. Il faut savoir que les hard fork font que le protocole précédent n’est plus utilisable ni valide, par définition.

La récente mise à jour Mary ( qui date du 1 mars 2021)  à mis Cardano sur de nouveaux rails, peut-on dire. C’est d’ailleurs à partir de là, que la communauté crypto à commencé à s’intéresser plus sérieusement à Cardano. Pour Hoskinson, c’est une date historique.

C’est un véritable point d’avancée dans la roadmap et dans la stratégie de croissante de la société IOHK ( société mère du projet Cardano). 

L’objectif de Mary est donc de faire de Cardano, un protocole qui permet aux développeurs de créer des jetons personnalisés sur le réseau.

C’est ce qui explique qu’à présent, de nombreux développeurs et utilisateurs de la DeFi ( frustrés des lenteurs d’Ethereum également) migrent vers Cardano pour son évolutivité et créent alors des jetons non fongibles, des tokens ou de stablecoin sur Cardano.

La mise à jour à donc montré qu’il était possible de créer un réseau avec des frais de gaz très faibles, de créer un réseau évolutif et c’est pour tout cela, que beaucoup de personnes confirment l’idée que Cardano pourrait être l’Ethereum Killer ultime.

Mais cette récente mise à jour n’est qu’un début. C’est pourquoi on dit que c’est un projet extrêmement prometteur et que beaucoup de personnes investissent à l’heure actuelle. 

Comme vous l’avez compris, Cardano aime nommer les phases du projet Cardano et choisir des noms qui ont du sens. 

Le hard fork s’appelle « Mary », c’est qu’il à pour mission de faire passer Cardano dans l’ère de la décentralisation ( appelé Shelley).

Cette décentralisation permet alors d’ouvrir la voie à une nouvelle phase appelé Goguen ( en référence à l’informaticien Joseph Goguen) qui permet de supporter plusieurs tokens.

Après la mise en place de Goguen, la prochaine étape sera celle de l’ère Basho. Celle-vi veut améliorer l’inter-opératibilité et l’évolutivité de Cardano.

L’ère finale sera celle de Voltaire, qui va introduire un système de vote et même de trésorerie en ce qui concerne la gouvernance du réseau.

Faut-il investir dans Cardano (ADA) aujourd’hui?

Le problème de la scalabilité a été encore une fois été mis en lumière et on s’est aussi rendu compte que c’est un vrai challenge non encore résolu.

Alors, bien évidement, la promesse et l’affirmation de Cardano avec sa mise à jour Mary à été très bien reçu. Rappelons-le, en effet, que la grande promesse de Cardano, c’est de résoudre le problème de l’évolutivité rencontrée sur Ethereum. C’est encore une fois, ce qui lui vaut le beau nom de tueur d’Ethereum.  

Et ces derniers temps, donc, on parle beaucoup de Cardano. Pourquoi un tel battage médiatique sur Cardano? C’est le moment de répondre! 

La puissance de Cardano révélée

Pour vous donner une réponse direct, c’est surtout parce que Cardano permet de résoudre les problèmes de scalabilité d’Ethereum. Pour rappel, sur Ethereum, on peut traiter entre 7 et 15 transactions par seconde ( TPS), ce qui est extrêmement faible comparé aux 24 000 transactions de Visa par exemple. C’est un fait. 

Le challenge est de taille et Cardano à remporté une petite bataille avec sa mise à jour Mary. Certains disent que la blockchain Cardano pourrai traiter plus de 2 million de transaction de seconde! 

En fait, cette énorme mise à jour qui mettra une claque à Visa lui-même, s’explique avec le Hydra Layer 2 qui en cours de développement. 

Venons-en maintenant à la partie investissement.

Ainsi, c’est ce qui explique l’exposition du cours du ADA ces derniers mois. En février,  l’ADA était à 0,44 $ ( seulement) et là, aujourd’hui, au moment où j’écris cet article ( juin 2021), il est acheté à 1,70 $… ADA a même résisté au crash terrible qui à fait perdre 30% de sa valeur au bitcoin. C’est vous dire…

Pour autant, pour beaucoup d’investisseurs qui investissent en masse sur Cardano, ce n’est qu’un début. Pour eux, le cours de l’ADA pourrait connaitre les envolées de ce qu’à connu Ethereum par exemple. 

Les portefeuilles Cardano

Les utilisateurs peuvent alors stocker et garder leurs actifs numériques sur leur portefeuille Daedalus ou du portefeuille Yoroi par exemple. 

Daedalus est un full mode wallet, cela signifie qu’en le téléchargeant, vous téléchargez aussi toute la copie de la blockchain Cardano, et vous pouvez vous en servir donc sans passer par une 3partie. 

Il faut savoir qu’on peut aussi utiliser des portefeuilles léger de type Yoroi ultra-léger, qui permet aux utilisateurs de surveiller les actifs numériques dans lesquels ils ont des intérêts.

Quel futur pour Cardano et pour la technologie de la blockchain ?

En fait, ces derniers temps, les frais de gaz sur la DeFi alors que jamais on a autant été tenté d’y participer, est un vrai frein pour l’adoption de masse. Très clairement.

La course a été lancée et chaque plateforme blockchain tente de résoudre les failles de cette technologie. 

Avec Mary, on peut alors créer des jetons personnalisés et même importer d’autres projets sur le réseau Cardano. Les conséquences sont très intéressantes surtout si on considère les protocoles DeFi et des NFT notamment. 

En tous les cas, il n’en est pas moins que Cardano restent pour beaucoup, le projet sous-estimé par excellence. Et, je dois vous le rappeler encore une fois, dans le monde de la cryptomonnaie, ce n’est pas la meilleure technologie qui va avoir le plus de lumière. C’est plutôt celle avec la meilleure stratégie commerciale. 

On peut le voir avec des projets comme Cardano ou Algorand par exemple. Ce sont d’incroyables projets qui font vraiment avancer cette technologie, mais elles n’ont pas le même écho que des produits purement commercial comme Safemoon par exemple…

Comprenez ce qu’il faut comprendre : les meilleurs projets crypto ne sont pas les plus visibles, hélas..

☞Découvrir le site Cardano ici (avec les liens pour télécharger les portefeuilles etc).

☞ Acheter du Cardano sur Bitpanda.

☞ Faire du Staking sur Mycontainer (4% par an)


Voir la version Vidéo :

Exit mobile version