C’est une question très importante et qui en ouvre d’autres, d’où son importance. Le bitcoin est tout d’abord, la première monnaie réellement internationale. Sans frontière géographique, sans émission physique, sans détenteur unique. Le bitcoin -pour ne le réduire qu’à cela- est bel et bien la cryptomonnaie internationale par excellence.

Tout le mond peut utiliser le bitcoin comme sa propre monnaie, et tout le peut en envoyer et en recevoir. Sans faire appel à aucune banque ni à aucune institution. À y regarder de plus près, même 10 ans après son apparition, le bitcoin reste encore incroyable dans l’idée, n’est-ce pas?

Aujourd’hui, nous allons plutôt nous intéresser au continent africain car on entend souvent dire qu’il s’agit là, de la dernière frontière que le bitcoin doit dépasser.

Or, rappelons que le bitcoin est déjà présent en Afrique et avec plus d’intensité dans certaines régions anglophones comme en Afrique du Sud ou au Nigeria. Vu l’engouement des africains francophones pour le bitcoin, on ne saurait voir -très prochainement- une adoption sinon massive, sinon réelle du bitcoin auprès des populations africains.

➡ Si je le sujet, vous intéresse, vous pouvez lire l’article pour mieux comprendre pourquoi l’utilisation du bitcoin en Afrique francophone est encore timide.

 

Le bitcoin :  Une utilisation inégale au sein du continent

En Afrique, le bitcoin a connu une croissance principalement en Afrique du Sud, au Kenya, au Nigéria et au Ghana. Ces derniers utilisent principalement le bitcoin comme une sorte de valeur refuge face aux monnaies étatiques. C’est davantage dans une perspective d’investissement – assez proche de celles que l’on voit en Europe- que les africains de ces pays utilisent du bitcoin.

Oui, on est pas étonné de savoir que les détenteurs de bitcoins ( africains ou européens- il n’y aucune distinction ici à faire) cherchent dans la majorité à réaliser des profits avec leurs bitcoins. Les gros titres parlant des personnes devenus millionnaires grâce à quelques bitcoins y sont certainement pour quelque chose…

Plus encore, c’est aussi pour contrer les sociétés internationales d’envois et de transfert d’argent en Afrique tels que Western Union avec des taux de comissions de l’ordre de 20% que les africains semblent préférer le bitcoin.

(Je réserve pour un prochain article l’énorme avantage à transférer de l’argent en Afrique en bitcoin plutôt qu’en devise fiat.) Sachez cependant, qu’éviter les 20% de comissions constitue déjà un avantage en soi.

De plus, ce qui est d’autant plus intéressant à souligner-ici- c’est qu’au-délà de la cryptomonnaies, c’est aussi et surtout la technologie qui la sous-tend ( la blockchain donc) qui se révèle en Afrique.

Les nouveaux projets liés à la blokchain  en Afrique ne cessent de croitre et l’eco-système entier autour du bitcoin ne cesse de se renforcer et s’agrandir.

De là, nous arrivons à nous poser cette fameuse question :

Le bitcoin a-t-il le potentiel pour devenir  la première monnaie panafricaine?

Au sein même de cet eco-système grandissant, on trouve bien entendu de nombreux partisans de la cause Bitcoin. Nombreux sont ceux qui sont persuadés que le bitcoin pourrait devenir à terme une monnaie panafricaine à part entière.

Voici quelques raisons qui expliquent pourquoi certaines personnes sont convaincus que le  Bitcoin sera la principale monnaie mondiale :

  • Toute personne ayant un accès Internet peut utiliser le Bitcoin. Or de plus de plus d’africains ont internet et un smartphone.
  • Le Bitcoin n’est pas contrôlé par un gouvernement ou une banque centrale. Cela autorise pour la première fois, les africains, à avoir accès aux paiement internationaux en ligne.
  • Les paiements et les transferts d’argent prennent moins de 30 minutes et ont beaucoup moins de taxes et de comissions qu’avec leurs homologues classiques.
  • Le coût d’un transfert d’argent bitcoin est minime.
  • Les réceptions de bitcoin sont directes. Il n’y a pas d’intermédiaire qui doit passer un virement. La personne reçoit directement son argent sans avoir à se déplacer.
  • Les transactions sont transparentes car elles sont enregistrées publiquement sur la blockchain
  • Il y a une offre fixe de bitcoins ce qui signigie qu’une hyperinflation ne peut pas se produire. Le Bitcoin apparait pour cette raison beaucoup plus stable monétairement que les monnaies officielles.

 

Toutes ces raisons appuient et renforcent l’usage du bitcoin dans le continent. Nous aurions pu même ajouter d’autres raisons qui relèvent davantage de la politique, mais nous nous éloignerions très certainement du sujet.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que les raisons pour préférer le bitcoin aux monnaies officielles sont nombreuses et pertinentes. D’ailleurs, elles le sont aussi à différentes échelles, dans toutes les régions du monde, et pas seulement en Afrique.

Le transfert de fonds en Bitcoin en Afrique

 

Si l’on dit que ce sont des avantages qui s’appliquent à différentes échelles en Afrique et ailleurs, c’est pour une raison bien précise.

Le continent africain est celui qui reçoit le plus de fonds provenant de la diaspora. Le transfert d’argent en Afrique constitue une manne financière considérable. Il est dans l’usage courant qu’un émigré africain envoie de l’argent à sa famille restée au pays.

C’est donc un défi en soi pour le continent que de “travailler” le mécanisme d’envoie d’argent.

Soulignons encore une fois, que les frais de transfert d’argent sont importants  pour ne pas dire scandaleux.

Pour cette raison, le transfert d’argent en Afrique en bitcoin apparait comme une véritable aubaine pour les africains résidants en Afrique et pour ceux résidents à l’étranger. Les deux parties gagnent en effet dans le transfert de bitcoin en Afrique.

À mesure que les échanges se développent et que l’économie du bitcoin se développe en Afrique, les différentiels offres/services  s’améliorent et les envois de fonds en bitcoins deviendront un moyen encore plus viable de transférer de l’argent à l’étranger à moindre coût.

Dans tout le business de l’argent envoyé en Afrique  par les personnes de la diaspora, seuls Western Union et MoneyGram en ont été les principaux bénéficiaires.

C’est aussi pourquoi  tant de personnes dans l’économie du bitcoin pensent que le bitcoin réussira en Afrique, car les coûts des envois de fonds basés sur la crypto-monnaie sont considérablement plus bas que ceux des coûteux Money TransferOperators (MTO) traditionnels cités plus haut.

Jusqu’à présent, les envois de fonds en Bitcoin par les consommateurs en Afrique ne se sont réellement produits qu’à petite échelle.

Il y a des sociétés apparus sur le continent pour défier ces grandes compagnies tels que Nexus bank, BitPesa ou encore BitMari.

On est cependant sûre d’une chose,  quand l’infrastructure de bitcoin s’améliorera en Afrique, la tendance des envois de fonds en bitcoin sera sans aucun doute plus grande.

Le bitcoin comme réserve de richesse et comme monnaie de dépenses

Une fois que la volatilité des bitcoins aura diminué (ce qui prendra probablement un certain temps), les bitcoins deviendront très probablement une réserve de richesse viable.

En outre, à mesure que l’adoption par les commerçants et les boutiques augmentera à la fois au niveau mondial et en Afrique, les Africains pourront utiliser le bitcoin comme moyen de paiement sur tout le continent et ailleurs dans le monde.

Toutefois, à l’heure ou j’écris ces lignes, nous savons que cela prendra du temps…Tout pourrait être accéléré cependant avec des projets de masse comme la cryptomonnaie de Facebook par exemple.

Par ailleurs, rappellons que  l’adoption de bitcoins est en corrélation dans une certaine mesure avec la pénétration d’Internet en Afrique.

Il n’est pas surprenant que les pays ayant la plus forte pénétration d’Internet soient également ceux qui sont à l’origine de l’adoption du bitcoin sur le continent. Au fur et à mesure que l’accès abordable à Internet se répandra en Afrique, le bitcoin deviendra une réserve de richesse, un moyen de transférer de l’argent et une monnaie de dépense comme une autre.

Pour répondre enfin à la question dans le titre de cet article: OUI, le bitcoin pourrait devenir la première monnaie panafricaine!

Cela pourrait se produire une fois que tous ces éléments ou une majorité d’entres eux seront effectifs :

  • Un usage plus légal, fort et légals dans d’autres régions du monde. Cela impactera certainement l’usage pour d’autres régions et notament pour l’Afrique.
  • Une tolérance juridique de la part des gouvernements africains et l’acceptation des crytpomonnaies au sein des économies.
  • Une pénétration de l’internet plus forte dans le continent.
  • Une divulgation du savoir et de l’information sur le sujet du bitcoin et des crytpomonnaies ( c’est là aussi le but de Zonebitcoin ;).

Je voudrais cependant reprendre l’affirmation concernant le fait que le bitcoin pourrait devenir la première cryptomonnaie panafricaine.

Nous ne pouvons pas prédire le futur et encore moins celui des cryptomonnaies mais l’idéal serait très certainement le fait que l’Afrique crée sa propre première cryptomonnaie africaine avec des avantages et une plus grande souplesse que le bitcoin.

En effet, beaucoup de crypto-enthousiastes restent persuadés que le bitcoin et la blockchain pourraient résoudre les défis de dévelopement du continent.

Et vous savez quoi? Cette idéal émerge petit à petit. En effet, de plus en plus de cryptomonnaies made in africa apparaissent et je vous invite à jeter un oeil sur ces formidables opportunités à considérer.

–> Les monnaies panafricaines : un aperçu.

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