bitcoin pollution

Le bon, la brute et le truand ( ou la vérité sur la pollution du bitcoin)

C’est incroyable comme l’adage “voir la paille dans l’oeil du voisin et ne pas voir la poutre dans son propre oeil” s’avère juste avec cette histoire du bitcoin.

Si vous croyez – comme beaucoup de monde- que le bitcoin va détruire la planète, alors cet article va franchement vous plaire. On va aller à contre-courant et debunker les rumeurs affreuses qui circulent sur le bitcoin.

Comme vous le savez, le bitcoin est le diable incarné, on l’affuble de différents maux, et on l’accuse constamment d’être une arme du crime en faisant fi de la technologie financière sur laquelle elle repose. Alors, on décrit le bitcoin comme l’arme des dealers de la pire espèce, une pyramide de Ponzi infâme, une monnaie de geek qui n’a pas de valeur autre que spéculative, une monnaie de terroriste sanguinaires ou de joueurs de casinos dégénérés; bref, pour les détracteurs, c’est très simple:  le bitcoin, c’est une hérésie qui ne sert à rien et qui , en plus, causerait des dégâts écologique….Il est grand temps d’en finir ave ce fantasme de libertarien, diront-ils! 

En voilà des chefs d’accusations bien nombreux,  me direz-vous!  Mais, parmi toutes ces accusations sordides, la plus inquiétante et la plus utilisé est celle de l’impact écologique du bitcoin. 

Combien d’articles nous foudroient de titre accrocheurs nous disant que le bitcoin émettrait autant d’énergie qu’un pays tel que le Kazakhstan. Le lendemain, c’est CNN qui nous prévient que si le bitcoin était un pays, il serait classé à la 24ème place en terme d’émission de carbone. Elon Musk lui même se débine et déclare que le bitcoin est beaucoup trop énergivore. Bref, les médias peuvent se targuer de nous diffuser l’information, à coup de titre racoleurs au plus haut point. 

Mais…Au fait…Est-ce que c’est bien vrai tout ça? Est-ce qu’il n’y a pas derrière tout ces accusation, un peu de mauvaise foie, un peu de calomnie, un peu d’exagération?

C’est, bien évidement, tout l’objet de cet article que d’ouvrir le débat. Nous ne prétendons pas répondre à la question fatidique de savoir si le bitcoin va détruire la planète mais nous nous efforcerons d’apporter des précisions au fait et aux chiffres ( qui sont bien souvent de très larges estimations) pour mieux appréhender cette problématique. 

Bien que nous soyons enthousiastes ( difficile de le cacher, hein^), nous serons ici, aussi neutre et objectif que possible. Nous serons ici sceptiques dans le sens noble du terme et saluons les zététiciens de tout bord pour nous aider dans notre tâche. Le but étant de rechercher la vérité, quand bien même celle-ci serait difficile à entendre; Nous l’assumerons pleinement. 

Pour mieux dérouler notre « discussion », nous avons opter pour un plan en 3 parties distinctes mais corrélés. Pour rendre cela un peu plus fun et plus digeste qu’un plan scolaire, on se servira du film « Le bon, la Brute et le Truand », chacun des trois personnages renvoyant vers une entité comme voici :

Chapitre 1/ Le bon ( les banques) : Nous verrons dans un premier temps, les institutions qui s’opposent au bitcoin en se servant de l’argument énergivore. Que reprochent-t-il au bitcoin ? En quoi cela atteint leur intérêts?

Chapitre 2/ La Brute  ( le bitcoin) : Très clairement, la brute, le méchant diable, ici, c’est le bitcoin consommant plus d’énergie qu’un pays dans son ensemble. On va dans cette partie voir les chiffres avancées, les études menées et décrypter ensemble le vrai du faux.

Chapitre 3/ Le Truand ( Qui est-il? Suspens) : Dans cette partie, on va s’intéresser au véritable coupable dans cette affaire. Nous en profiterons aussi, pour parler des tentatives pour rendre le bitcoin plus vert!

Si ce plan vous convient ( on a fait du mieux qu’on a pu), on peut démarrer, sans plus attendre.

Chapitre 1/ Le bon Visage ( soit les personnes qui critiquent allègrement le bitcoin)

Qui sont les détracteurs du bitcoin et que lui reproche-t-on?

Le politique : le faux ennemi du bitcoin.

Bien qu’on en parle souvent que d’un point de vue financier, il ne faut pas oublier que le bitcoin, en tant qu’actif, est aussi et fondamentalement politique. Eh oui, depuis la naissance des États-Nations, la monnaie est contrôlé par la chose publique. C’est donc la plus instance politique, comme vous le savez, qui va décider des politiques monétaires comprenant les budgets et les dépenses de l’État. Bref, sans faire un cours de Science Politique, on peut parfaitement comprendre que d’un point de vue politique, le bitcoin est hautement dérangeant et même effrayant. C’est retirer toute l’arme ultime des dirigeants politique pour le remettre aux mains des citoyens…C’est aussi pourquoi de nombreux pays décident d’interdire les cryptomonnaies, de peur, de perdre cette mainmise. Les pays qui autorisent le bitcoin, c’est simplement des pays qui ont admis le fait que c’est juste techniquement impossible d’empêcher les citoyens d’en avoir et qui décident alors, avec intelligence (?) d’accepter la cohabitation entre le bitcoin et la monnaie souveraine. 

Car oui, au final, pour le politique, le bitcoin n’est pas une menace, il n’a pas vocation à remplacer les monnaies étatiques. Ce n’est pas avec le bitcoin qu’on va faire un coup d’État et remplacer l’appareil gouvernemental. Il est là, pour nous donner, une alternative, un complément à cette monnaie figée qu’est celle de l’État, simplement.  C’est tellement pas un problème pour l’État que beaucoup d’entres eux font déjà le pas et imagine d’utiliser la technologie de la blockchain pour frapper la monnaie nationale, à l’instar des îles Marshalls, de la Chine ou encore du Vénézuela.

C’est ailleurs que se situe le problème comme il est facile de le remarquer.

Les institutions financières..

Seulement, si le bitcoin n’est pas une menace pour le politique, il peut néanmoins être un manque à gagner pour les institutions financières, quelles qu’elles soient, les banques privés et commerciales, les banques de fortunes, les fonds de gestion de fortunes, les organismes de prêts, etc. 

Oui, là, on peut dire que ce sont eux en règle général, les vrais opposants au bitcoin, car très clairement, sans faire de dessin, ce sont eux qui perdent une part de marché, en quelques sortes.

Eh oui, quand vous payer par carte bancaire chez votre marchand, eh bien, il n’y a pas que le marchand qui reçoit votre argent. Au passage et en frais de commission, c’est votre banque qui se régale et c’est Visa ou Mastercard qui empêchent les gains.

Quand vous payer en bitcoin, eh bien, ce sont les mineurs de bitcoin ( des gens comme vous et moi) qui reçoivent les frais de transactions.

Eh bien, pour toutes ces parties tierces, vous pensez bien que cela les dérange au plus haut point. En utilisant le bitcoin ou d’autres cryptomonnaies, c’est pas tant qu’on les appauvries qu’on leur donne moins d’argent. Et, ça, bah, c’est rageant! On peut parfaitement le comprendre. 

Cela fait plus de 50 ans que ce système financier est bien rôdé et que les instituions financiers s’enrichissent grassement. Et, là, le bitcoin vient leur voler une petite place? Insupportable pour eux et c’est pourquoi, ce sont très souvent eux, qui parlent du bitcoin comme d’une monnaie d’abrutie, inutile et polluante. Elle marche sur leur plates bandes.

Et ça s’est même empiré avec l’avénement des blockchains de seconde génération qui offrent des services bancaires peu ou prou similaires.  Et, on va pas remuer le couteau dans la plaie, mais rappelons que ce sont des services tellement plus enrichissant pour le client. Je veux dire, les taux de rendement du livret A, c’est un scandale pour un amateur de la DeFi, pas même de  quoi surmonter l’inflation annuelle. Il suffit d’utiliser des sites de revenus passifs comme Youhodler par exemple pour s’en rendre compte, avec 8% de taux de rendement par an!

Et, puis, on peut faire des prêts, en deux minutes, on est pas obligé de prendre rendez-vous avec un dossier plus long que son bras pour quémander un prêt qui va être certainement refuser. Non, sur la DeFi, tout ça se fait en un clic, on a accès à des tas d’options financières qui nous étaient simplement inaccessible dans la belle époque de la finance classique. 

Pour la première fois, les petits gens, les petits épargnants ont autant de service de s’enrichir que les fortunes d’hier. Cette démocratisation de la finance effraie donc les banques qui y voient un manque à gagner. Il faut les comprendre, je veux dire, sur leurs Yatch de luxe, ils ont pas envie de voir débarquer des nouveaux nantis, quand bien même, ces derniers seraient sur une barque. Non, l’océan des privilèges leur appartient. Pourquoi, diable partager?

Inutile de vous préciser également, que derrière les grands médias, se cachent les grandes fortunes. Ce méli-mélo de patrons du Cac40 derrière les journaux peut aussi expliquer pourquoi il y a tant d’articles pour décrédibiliser le bitcoin. Et, en fait, en règle général, les médias classiques s’époumonent à nous faire comprendre que le bitcoin c’est un jouet de criminel tandis que les blogs spécialisés vont chercher eux en à faire l’apologie ( Le blog zonebitcoin en fait partie).

Alors, justement, on est en droit maintenant de se demander, qui à raison? Eh oui, maintenant qu’on connait les  différents acteurs , voyons voir du côté des faits et des chiffres pour répondre à la question fatidique de savoir si le bitcoin va faire les chuter les glaces polaires et affamer les bébés phoques de la planète.

Chapitre 2/ La Brute (épaisse) qu’est le bitcoin. Le destructeur de la planaète.

Quels sont les faits, quels sont les chiffres accablants?

Quels sont les données concernant la pollution du bitcoin…

Quelle fiabilité des études?

Voilà donc la partie épineuse du problème, le coeur même de l’accusation. Il faut savoir qu’il y a plusieurs études avec des chiffres qui sont jugés comme approximatifs pour certains experts d’ailleurs.

Les deux grandes études publiés sont celle d’une part de l’université de Cambridge, qui s’intitule « Bitcoin Electricity Consumption Index (CBECI) ». Celle-ci donne une estimation en temps réel, actualisé toutes les 24h, de la consommation totale du réseau bitcoin.

L’autre étude est celle de Diginomist, qui présente des chiffres plus énormes encore, qui sont proche de l’affabulation ( sans déconner).

D’ailleurs l’auteur de ce blog s’appelle Alex de Vries, et il est connu pour son combat anti-bitcoin. Il a carrément dédié un blog à critiquer sans relâche l’aspect énergivore du bitcoin. Il est souvent relayé par des journalistes, qui hélas, ne sont pas armés pour comprendre sa haine maladive contre le bitcoin. Son attitude est tellement radicale et mono-centré que certains disent que c’est un troll ou une personne en manque de reconnaissance malgré le fait que “sont paresseuses ses études et indigentes ses réflexions ; il est clair que l’industrie bancaire peut se payer beaucoup mieux. » comme dirait Sébastien Gouspillou, dans un article écrit pour Cryptonews. 

Sa méthodologie ( inexistante) a été fortement critiquée et par plusieurs experts du domaine comme par exemple avec Jonathan Koomey ( professeur à Stanford qui est l’auteur de la “loi de Koomey » entres autres et qui démystifie les fausses études sur la consommation d’énergie) qui l’a pourfendu en disant que c’étaient des élucubrations fausses et dangereuses. Il a déclaré par ailleurs qu’utiliser les revenus des mineurs pour juger la consommation d’énergie est “un moyen totalement peu fiable de faire l’analyse, et aucun analyste énergétique crédible ne le ferait jamais”.

Bref, donc, si vous tombez sur les articles de De Vries, soyez prudent  sur les chiffres évoquées. Le travail n’est pas universitaire comme c’est le cas avec celle de Cambridge et le but ( vous pouvez le juger aux titres de ces articles et de la qualité de ces écrits) est de détruire le bitcoin, ni plus, ni moins ( sans même chercher à l’améliorer).

Derrière les titres les plus flippants, ne cherchez plus, il est pas loin, comme là, dernièrement, un article, dans lequel il nous dit, qu’il ne faut pas chercher à améliorer la chose, il n’y a pas d’issue. Son optimisme est contagieux.

De toute évidence, on va retenir ici celle de Cambridge car c’est celle qu’on cite le plus et qui est la plus fiable… En effet,  l’étude est extrêmement précise en terme aussi de protocole et d’équations mathématiques qui sous-tendent les chiffres. Bon, jusque là, tout va bien, c’est une étude sérieuse qui montre bien les limites à faire une étude exacte car les paramètres à étudier son très difficiles à mesurer (Puissance du matériel, coût d’électricité par région, etc).

Bref, ce qu’il faut retenir, c’est que cette étude offre donc, de par l’absence de mesure exactes, des estimations hautes et basses.

Une consommation électrique élevé comme beaucoup d’autres industries 

Donc, comme on peut le voir, à l’année, la consommation d’électricité du bitcoin est estimé entre 37 Twh et 253 Twh, à l’année. On à tendance à utiliser le chiffre médian à savoir 105 Twh. Ok, partons dessus, alors. 

Pour vous donner un ordre de mesure, c’est un peu plus que Google, par exemple et moins que ce que consomme l’État de New York. C’est aussi moins que les 131 Twh que consommerait l’industrie minière ( DigitalMint , Don Wyper). 

Pour ce qui est du système bancaire actuel, DigitalMint l’évalue à 140Twh.

On y est, le bitcoin consomme de l’électricité. Beaucoup. C’est un fait. Mais, on ne peut pas s’arrêter là. 

Pour beaucoup, cette consommation électrique n’est pas un fait et surtout, elle doit être rangé comme les autres industries.

Est-ce qu’on écrit des articles qui montre que l’extraction d’or est 50 fois (Étude de Simone Brunozzi, Cota Capital entres autres) plus chère que l’extraction de bitcoin? Est-ce qu’on nous parle de l’exploitation des enfants qu’on envoie dans les mines en Afrique et en Amérique Latine? Est-ce qu’on nous rabâche qu’il faut arrêter de chercher de l’or car on détruit des écosystème entier et qu’en plus, on rejette du mercure et d’autres produits toxiques dans les océans et nappes phréatiques?

Si on nous parle de la pollution du bitcoin, qu’on nous parle aussi des autres pollueurs…

Ah..Non, pour l’or, pas de problème donc…

(Attention, il ne s’agit pas ici de critiquer le fait d’acheter de l’or, nous achetons de l’or régulièrement sur des sites et ce n’est pas là le problème, ici et maintenant)

En fait, les spécialistes ont bien compris le problème. En fait, on ne pointe pas tant du doigt que la consommation d’électricité du bitcoin ( car beaucoup d’autres industries en sont encore plus gourmandes), c’est plutôt un problème d’empreinte carbone.

Il est là le vrai problème, qu’on se le dise une bonne fois pour toutes.

Chapitre final: Bitcoin, pas si coupable?

Des solutions pour rendre le bitcoin moins énergivore sont possible

La bonne nouvelle déjà, c’est de vous dire que la plupart des cryptomonnaies sont maintenant crée sur une mécanisme de proof-of-stake. Tout le monde à bien compris le message.

Et peut-être que là, vous vous dites, mais alors pourquoi ne pas passer à la proof of stake pour bitcoin? Cela semble de prime abord, la solution parfaite, après tout Ethereum le fait non? Et, ça réglerait une bonne fois pour toutes, le problème énergivore. Youpi, non?

En fait, la réponse est plus délicate. Déjà, il faudrait que les mineurs acceptent un tel changement et que tout le matériel qu’ils ont acheté ( on parle de très gros investissement) devraient être abandonné, alors que le rendement est encore possible. Il faudrait aussi qu’on renonce quelque peu à l’énorme sécurité du réseau bitcoin pour passer au POS qui l’est moins techniquement. Même s’il y a des réticences aujourd’hui à changer un système qui marche, mathématiquement, cette migration s’avère inévitable. 

Avec les halvings qui diminuent la récompense tous les 4 ans, avec des mineurs donc qui vont être éjectés de ce business (car moins rentable), il y a un moment ou cela ne sera plus viable de miner du bitcoin ou alors il faudrait que celui-ci coute des millions de dollars par unité. Presque improbable.

Pour le moment donc, certains mineurs repoussent cette tentative, en disant que contrairement aux autres cryptomonnaies, comme ETH, le bitcoin n’a pas vocation à être utilisé dans des smart contracts, etc et que fondamentalement, il sert de valeur de refuge tout comme l’or et que par conséquent, on a pas besoin de le rendre plus puissants… Les gens investissent dans l’or mais ne payent pas avec. Dans l’idéal de nombreux bitcoinistes, ce n’est pas donc pas nécessaire dans cette optique. 

Seulement, il n’empêchent que la question écologique reste un vrai enjeu sur lequel travaillent les partisans du bitcoin. 

On a par exemple proposé le « Lighting Network »; qui est un layer ( couche supplémentaire) qui va permettre d’effectuer des transactions en dehors de la blockchain bitcoin. Cela améliore la vitesse et le cout des transactions mais qu’on se le dise c’est encore en développement. Cela pourrait quand même grandement désengrener la blockchain principale, mais bon, comme tout changement, ( on peut penser au gros débats qu’à suscité le changement Segwit, par exemple), il y a toujours des réfractaires, surtout que cela apporterait aussi son lot de dette technique….

Bref, voilà, en guise de conclusion, on peut dire que la question écologique est un vrai problème qui incombe à tout le monde. La pollution du bitcoin ne doit pas être stigmatisé ou diabolisé. Le bitcoin ne peut pas porter le chapeau pour tout le monde, tout simplement. 

Voir la vidéo sur la pollution du bitcoin : débunkage


Disclaimer: Les avis publiés ici ne sont pas nécessairement l’avis de zonebitcoin. Les contributeurs sont encore libre d’exprimer ce qu’ils pensent. Faites systématiquement vos propres recherches avant de faire vos avis surtout lorsqu’il s’agit d’investissement.


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1 commentaire
  1. Orizhial dit :

    Bonjour Inès,

    Bon article comme d’habitude mais peut-être un petit peu trop partial (désolé !).

    Je vais enfoncer les portes ouvertes, j’ai investi dans les cryptos depuis un moment déjà et ne vais donc pas « fustiger » pour le plaisir, je suis dedans jusqu’au cou ! Ça ne doit pas m’obliger à n’y voir que des points positifs pour le seul fait que j’ai investi dedans.

    Commençons par « l’estimation » de la consommation qui peut se faire en utilisant les données dispo. sur le web tel que le hashrate/s quotidien (https://bitinfocharts.com/comparison/bitcoin-hashrate.html) et la capacité de hash de la machine la plus performante du moment (Antminer S19j / 90TH/s).

    Pour faciliter les conversions, pour passer de Tera a Exa, il faut ajouter 6 zéros (https://www.cio-online.com/actualites/lire-comprendre-les-tera-peta-et-au-dela-1675.html).

    On a donc d’un côté un hashrate quotidien donc le pic a atteint l’équivalent de 171.000.000 TeraHash/s (171 ExaHash/s le 13 mai 2021) et de l’autre la machine la plus performante qui est capable de fournir 90 TeraHash/s donc (171.000.000/90)/24 heures=79.166 mineurs en admettant que tous les mineurs atteignent les 90TH/s et fonctionnent 24/24.

    La consommation donnée par le fabricant pour ce modèle de mineur est de 3.100 w/h à multiplier par 79.166 soit ce qui donne 245.414.600 Kw/h sur 1 seule journée. Pour donner une idée, la conso. quotidienne moyenne d’un foyer français est de 12,5 Kw/h, c’est-à-dire que dans le cas de ce pic, la consommation a atteint l’équivalent de la consommation de 19.633.168 foyers français (sur 1 journée) ou de 7.418.821 foyers américains (sur la même période), après chacun estime s’il pense que c’est beaucoup ou peu et bien évidemment, le hashrate fluctue et est depuis redescendu mais quand on regarde l’évolution au cours des 18 derniers mois, le hashrate/s moyen a été multiplié par 4 et devrait augmenter de la même manière dans le futur. C’est d’ailleurs relativement raccord avec un vieil article de bitcoin.fr (https://bitcoin.fr/la-depense-electrique-des-crypto-monnaies/) et qui a déjà presque 4 ans.

    Ensuite, l’argument qui revient souvent est de comparer la consommation énergétique du bitcoin avec la consommation d’autres industries et c’est au mieux un mauvais argument pour plusieurs raisons :
    – C’est un peu basique, ça revient à dire « oui mais c’est lui qu’a commencé », ça ne fait pas avancer le schmilblick et la mauvaise pratique d’une industrie ne peut pas justifier le fait qu’une autre fasse la même chose.
    – Les métaux précieux (or, argent, aluminium, platine) n’ont pas de valeur que marchande, ils servent aussi dans l’industrie (https://www.cafedelabourse.com/dossiers/article/or-industrie / https://ceal-aluquebec.com/transport-terrestre/) et sans eux nous reviendrions à avant la révolution industrielle (pas d’électricité, pas d’avions de transport, trains, voitures, pas d’industries alimentaires importantes, …)
    – Chaque kilowatt consommé à servi réellement à l’obtention de la matière première concernée, le bitcoin a choisi de faire un sorte qu’un bloc soit miné toutes les 10 minutes mais il faut bien intégrer que la quasi-totalité de l’effort fourni ne sert qu’a résoudre un calcul volontairement compliqué pour atteindre ces fameuses 10 minutes.
    – La plupart des métaux sont recyclables à vie et ont un impact direct dans le monde réel

    Côté solutions nous pourrions avoir :
    – Que toutes les industries au-dessus de x consommation d’énergie devraient avoir l’obligation de fournir de l’énergie renouvelable (ce qui est partiellement le cas mais miné, sans mauvais jeu de mots, par les quotas carbone, https://www.ecologie.gouv.fr/marches-du-carbone)
    – Mais c’est difficile à faire car il faudrait que tous les pays participent pour jouer à jeu égal
    – Que ces fameuses 10 minutes de frénésie calculatoire servent plutôt à faire avancer la science et celui qui à le plus participé remporte le panier (déplacement de l’utilisation de l’énergie)

    Je me doute que je ne vais pas me faire que des amis avec tout ça mais je pense qu’il faut savoir rester critique et ne pas trouver que des vertus à ce qui nous intéresse de près, le problème est réel et regarder ailleurs ne va pas le solutionner.

    Si on considère que l’étude de cambridge est faites dans les règles académiques et est donc relativement fiable, la consommation annuelle du bitcoin, s’il s’agissait d’un pays, le classe au rang Nº35 par consommation (https://www.wikiwand.com/fr/Liste_de_pays_par_consommation_d%27%C3%A9lectricit%C3%A9).
    Même dans le cas où nous ferions abstraction de la consommation totale, ce que je trouve le plus démentiel c’est la consommation par mineur qui tourne normalement 24/24.

    Pour finir sur une note plus joyeuse, la production électrique n’a pas vocation de rester indéfiniment nucléaire et/ou fossile, ça pourrait être une bonne idée que d’investir une fraction de nos précieux bitcoins dans des startups qui se lancent dans la production d’énergie renouvelable et dans ce cas-là nous pourrions vraiment dire que nous aurons participer à changer le monde.

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